#TechLeaders – Le Parcours de Georges Berscheid

Quentin | June 11, 2019 | Tech LeadersCTOFinologee

Co-fondateur et CTO de Finologee, une plateforme digitale qui simplifie les liens entre les institutions financières et toute une série de fournisseurs de solutions FinTech, Georges Berscheid vient de se voir remettre le prix de Tech Talent of the Year attribué par nexten.io. Curieux de nature, ce natif de Luxembourg-Ville n’a eu de cesse d’expérimenter depuis son plus jeune âge. Retour sur le parcours de ce surdoué de l’IT, au cœur de plusieurs success stories entrepreneuriales.

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Georges Berscheid le CTO of the Year

Gasperich, 1979. La construction de l’autoroute A6 vient seulement de se terminer. Autant dire que le quartier n’a rien de comparable à celui qu’on connaît aujourd’hui. Georges Berscheid a vu le jour en mai. Sa maman, institutrice, et son papa, employé de banque, donneront également naissance à une petite fille, quatre ans plus tard. Sans y être donc réellement prédestiné, Georges Berscheid s’intéresse très tôt aux ordinateurs. A 11 ans, il reçoit un premier PC, acquis sur les conseils d’un ami de son père.

« Je me suis mis à programmer quand j’ai réalisé qu’il était possible de modifier les fichiers de sauvegarde du jeu Civilization I, pour obtenir plus de pièces d’or lorsqu’on recharge la partie. »

La curiosité du jeune Georges Berscheid ne s’arrête toutefois pas à l’informatique. La chimie est une autre de ses grandes passions.

« Avec un ami, nous aimions produire des réactions chimiques dans le garage de mes parents. Je me rappelle de cette fois où nous nous sommes rendus chez un grossiste en produits chimiques à Hollerich pour demander de l’acide nitrique et des éprouvettes. L’employé n’a pas voulu nous donner ce que nous demandions et nous a fourni des produits un peu moins extrêmes... »

Il aurait pu être professeur de chimie

Sa passion pour la chimie était telle que Georges Berscheid a failli en faire son métier. En terminale, il a délaissé en dernière minute la chimie pour un cursus en informatique. Cette matière présentait en effet encore plus d’intérêt aux yeux du grand adolescent qu’il était, tout en offrant de radieuses perspectives d’avenir en cette fin des années 90.

Georges Berscheid n’aurait alors pas pu se douter que, dès le sortir de ses études, il commencerait sa carrière professionnelle chez IBM, au cœur de la Silicon Valley. Un début en fanfare qui était un peu le fruit du hasard.

« Un jeune professeur, qui avait eu le même promoteur que moi, a assisté à ma défense de mémoire. Il venait de débarquer à l’université de Kaiserslautern après avoir occupé un poste de manager chez IBM Californie. Il m’a demandé si je n’étais pas intéressé par une position là-bas, étant donné qu’ils recherchaient des profils spécialisés dans les bases de données, ce qui constituait le sujet de mon mémoire. »
« Pour un jeune étudiant en informatique, il y a évidemment pire que de commencer par un job dans la Silicon Valley. Malheureusement, je venais de m’inscrire dans un nouveau cursus à Angers, plus axé commercial. Il a donc fallu que je fasse patienter IBM, et que je convainque l’école de me laisser faire un stage là-bas, qui serait plus orienté informatique que commerce… »

L’aventure Luxusbuerg

Mais Georges Berscheid aime expérimenter et se lancer des défis techniques qui lui permettent d’en apprendre plus. Avant de gagner les Etats-Unis, il avait ainsi rejoint en 1999 celui qui deviendra son fidèle associé – Raoul Mulheims – à la gestion technique de la plateforme « Luxusbuerg », premier véritable réseau social au Luxembourg, qui rassemblait 80.000 personnes à la fin 2003… avant que Facebook ne vienne tout écraser sur son passage. Un regret ?

« Non, parce qu’à cette époque, nous devions commencer à gagner notre vie. Il nous fallait donc trouver des projets rémunérés, ce qui n’était pas le cas de Luxusbuerg. Cela dit, en tant qu’étudiants, cela nous a beaucoup appris. »

luxusbuerg.lu en 2005luxusbuerg.lu en 2005

La rencontre de Raoul Mulheims sera également déterminante. Ce dernier va demander à Georges Berscheid, après ses deux années en Californie, de le rejoindre sur un projet visant à développer une plateforme de paiement mobile par SMS, soutenu par les trois opérateurs mobiles au Luxembourg à l’époque. Un job séduisant aux yeux de Georges Berscheid, qui avait compris que les grosses structures à la hiérarchie trop verticale ne lui conviendraient pas. Ce projet, c’est Mpulse, une start-up qui connaîtra plusieurs belles années de fonctionnement.


Evoluer avec le milieu

Mais de la même façon que Luxusbuerg s’était fait balayé par la vague Facebook, Mpulse a dû s’adapter à l’avènement du smartphone, des systèmes d’exploitation iOS et Android et de leurs boutiques en ligne.

« Dans ce contexte, le paiement par SMS perdait de son sens. Nous avons donc dû trouver un autre modèle. Nous nous sommes orientés vers la création d’un environnement de paiement mobile. Après avoir pensé à une sorte de portefeuille électronique dans lequel les gens verseraient de l’argent pour effectuer des achats, nous nous sommes dit qu’il serait plus intéressant, à tous les niveaux, de s’adresser directement aux banques pour leur proposer ce service. Ainsi, les clients des banques intéressés par le service de paiement mobile pourraient y lier leur compte en toute sécurité, pour plus de facilité. »

Digicash – le nom, bien connu, de cette solution – est donc le fruit d’une adaptation au milieu… et d’une réelle force de persuasion. Il a en effet fallu que Georges Berscheid et ses associés (Jonathan Prince avait rejoint le duo entretemps) sollicitent à maintes reprises les banques de la place pour que l’une d’elles – la Spuerkeess – adhère au projet. Le succès fulgurant de la solution, revendue à Payconiq en 2017, permettra au duo de fonder Finologee, avec le résultat qu’on connaît.

« Le fait d’être curieux, de rester au courant des évolutions technologiques, mais aussi de ne pas hésiter à tester de nouvelles choses pour voir comment elles peuvent améliorer l’outil sont des capacités essentielles dans ce secteur. Il faut toujours garder cette volonté de découvrir, d’expérimenter. »

Un peu comme dans un garage de Gasperich, dans le courant des années 80 …


Georges Berscheid avec ces Co-fondateurs Raoul Mulheims et Jonathan Prince Georges Berscheid avec ces Co-fondateurs Raoul Mulheims et Jonathan Prince




Tech Talent of the Year Award by nexten.io

Pour terminer, nous voudrions féliciter Georges d’avoir gagné le prix du Tech Talent of the Year 2019.

Après 4000 votes, la communauté et un panel d'experts l'ont choisi parmi 60 nominés comme CTO et leader le plus influent au Luxembourg.

Merci à tous ceux qui ont voté, aux juges et bien sûr: félicitations Georges!

Georges Berscheid wins the Tech Talent of the Year Award by nexten.ioGeorges Berscheid gagne le Tech Talent of the Year Award.

QuentinQuentin

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